10 caractéristiques pour être entrepreneur


J’ai eu la chance de rencontrer certains des entrepreneurs les plus brillants. Ils sont tous très différents les uns des autres, mais ils ont un certain nombre de choses en commun qui les distinguent.

Dernièrement je suis tombé sur un article écrit par Zeke Camusio, un spécialiste en marketing web (SEO). Il décrit 10 des caractéristiques nécessaires des entrepreneurs qui connaissent le succès et il me fait plaisir de vous en livrer un compte rendu :

1. Ils ne sont pas arrêtés par la peur,
Beaucoup de gens pensent que, pour démarrer une entreprise, vous devez être courageux. Rien n’est plus faux. Les entrepreneurs qui réussissent ont peur de plusieurs choses, mais ils les font quand même. Démarrer une entreprise va vous forcer à faire des choses que vous n’avez jamais faites auparavant. Vous aurez à appeler les clients potentiels et prospecter les fournisseurs. Vous aurez à produire des documents, des vidéos, un site web et des entrevues à des employés potentiels. Faire de nouvelles choses est toujours terrifiant. Plus vous le ferez, plus cela deviendra facile !

2. Ils savent quand demander de l’aide.
Vous ne serez pas parfait dans tout ce que vous faites. Certains sont spécialistes en mise en marché, d’autres sont plutôt bon vendeur, et beaucoup ne sont pas des experts en gestion de projet ou en finance. Donc, au début de leur entreprise, ils ont lus des livres et se sont informés sur des blogues traitant de la gestion de projet et des finances des entreprises. Ils ont également appelés quelques contacts jusqu’à ce qu’ils trouvent un gestionnaire de projet et un directeur financier qui ont accepté de prendre un moment avec eux, pour ramasser des idées pendant un certain temps, ont payés pour leur café et ont fait de petits cadeaux pour leur temps. Quelques années plus tard, ils ont enfin pu embaucher un gestionnaire de projet à temps plein, un expert-comptable. Il faut calculer ce dans quoi nous ne sommes pas bon et demandez de l’aide dans ces domaines. Travailler sur ses faiblesses, pas ses forces.

3. Ils sont persistants.
Si vous avez déjà démarré une entreprise, vous savez combien cela peut être difficile. Vous devez travailler plus dur que vous aviez pensé et tout sera deux fois plus long à faire que prévu. Certains jours sont fantastiques, vous avancerez trois pas en avant, d’autres sont affreux et vous reculerez de quatre pas en arrière. C’est à ces moments que beaucoup de gens se sentent prêts à jeter l’éponge, à tout abandonner. Un entrepreneur à succès aura ses mauvais jours, mais il comprend que cela fait partie du jeu. Quand il reçoit un coup, il se relève et continue de pousser vers l’avant.

4. Ils sont passionnés par leur Entreprise.
Lorsque les choses deviennent difficiles, la seule façon de passer au travers est de vraiment aimer ce que l’ont fait et d’être vraiment engagé à notre vision. Si notre seule motivation est l’argent, je peux vous garantir lors de la première gifle, vous n’aurez envie que de quitter et de trouver un emploi.

5. Ils sont prêts à vendre.
Beaucoup de gens sont bons à quelque chose et ils le transforment en une entreprise. Par exemple, ils sont bons au tricot et commencent à vendre des chandails. Ou alors, ils font d’excellents biscuits et ils décident de gagner leur vie à faire des biscuits. Beaucoup de ces gens font beaucoup d’argent et beaucoup d’entre eux ne font jamais un cent. La raison? Ils ne sont généralement pas prêts à vendre leurs produits. Prenons la dame qui fait les meilleurs biscuits en ville. Au début, elle aura à visiter tous les cafés de sa région pour offrir ses biscuits. Elle peut les emballer et les vendre à ses amis. Mais, la plupart de ces entrepreneurs ont une difficulté à demander de l’argent. Et lorsqu’ils le font, ils demandent trop peu. Avoir un bon produit est très important… mais le vendre est aussi très important.

6. Ils connaissent leurs chiffres.
La passion est vraiment importante, mais vous devez aussi faire de l’argent. Vous devez calculer vos coûts fixes et variables (en essayer de les réduire) et connaître vos revenus projetés (en divisant vos prévisions optimistes par cinq pour obtenir une vision réaliste). Vous devez aussi connaître votre seuil de rentabilité (combien de produits ou services vous avez besoin de vendre à chaque mois pour rencontrer les coûts fixes) et la façon de lire les bilans de pertes et profits. Si vous ne connaissez pas l’un de ces trucs, frapper à la librairie ou embauchez un comptable qui peut vous expliquer cela.

7. Ils sont disciplinés.
Certains jours, vous vous sentirez vraiment excité et prêt à conquérir le monde. Les autres jours, vous aurez envie de rester au lit toute la journée. Il est vraiment difficile de se forcer à faire des choses quand il n’y a pas de patron pour contrôler ce que vous faites. Les entrepreneurs qui réussissent sont motivés et font avancer les choses.

8. Ils ont l’intégrité.
Un entrepreneur à succès comprend que l’argent va et vient, mais votre réputation reste avec vous pour toujours.

9. Ils sont de grands communicateurs.
Nous pensons tous que nous sommes des communicateurs extraordinaires, mais à mon avis très peu de gens possèdent des compétences en communication. Les entrepreneurs qui réussissent posent des questions, écoutent plus que ce qu’ils parlent, et quand ils parlent ils le font d’une manière organisée. Ils disent ce qu’ils veulent, pourquoi ils le veulent, comment ils le veulent, et pour quand.

10. Ils pensent à long terme.
Les entrepreneurs qui réussissent ne sont pas dupes, ni stupides. Ils ne croient pas au « devenir riche du jour au lendemain ». Ils se concentrent sur la construction d’une entreprise qui sera encore là dans 20 ou 50 ans, et non bâtir une entreprise que pour la vendre et faire un coup d’argent.

Source : Traduction et inspiration:

48 réflexions au sujet de « 10 caractéristiques pour être entrepreneur »

  • Bonjour!
    Article intéressant et pertinent! Qui sert à la fois de leçon et d’encouragement!
    Tous les points que vous évoquez sont importants mais surtout les 2 aspects suivants:
    – On n’attend pas de maîtriser tout pour commencer à réaliser un projet
    – Voir grand et commencer petit

  • L’Insee a publié une étude sur l’autoentreprise. Un régime permettant d’avoir une deuxième activité ou de créer facilement son emploi depuis 01/2009. 6/10 entrepreneurs exercent une activité. Lesquels réalisent en moyenne un CA mensuel de 1000 euros, variant selon les secteurs.
    Un guide pour les créateurs d’entreprise publié par France Active, acteur du microcrédit et premier financeur des entreprises solidaires en France. Lequel s’intitule  » Kit de survie pour le 1er entretien avec votre banquier…  » Un guide lancé lors du Salon des entrepreneurs.

  • Bon point Stephane, en effet avoir eu de ces personnes pour montrer l’exemple est une bonne chose, c’est possible dans le contexte d’un mentorat. La personne que vous décrivez est un mentor, un point qui aurait très bien pu être dans la liste. Quel serait, en pourcentage, l’impact ou la nécessité d’un mentor, pour le succès d’un entrepreneure?

  • Je suis d’accord avec les 10 points de Sadek, mais je ne crois pas à l’hérédité de l’entrepreneuriat ou du leadership. Je crois plutôt en notre volonté, ou pas, de faire face aux épreuves pour les surmonter. Je n’ai pas souvenir d’avoir eu d’exemples de leaders ou d’entrepreneurs dans mon enfance et pourtant, j’ai passé ma vie à entreprendre et à bâtir des entreprises. Par contre, j’aurais bien aimé avoir eu de ces personnes pour me montrer l’exemple, ça m’aurait peut-être évité certains échecs. Je suis devenu entrepreneur par la force des choses parce que je voulais changer la destiné qui m’était présentée. Il faut, à mon avis, avoir toute une force de caractère pour réussir en tant qu’entrepreneur. Stephane Campeau, PDG chez Maximau Informatique Inc.

  • Le caractère de l’entrepreneur, les situations où il est placé et ses réactions face à ces situations aident beaucoup à forger de bons entrepreneurs. La conscience de soi et de ses objectifs de vie intrinsèques y est également pour beaucoup.

  • Effectivement Normand.
    Le BI est une solution efficace pour l’analyse des processus au vu de la quantité d’informations à traiter et à prendre en considération dans le monde des affaires actuel. Il permet aussi d’avoir une vue d’ensemble claire du processus d’affaires pour la prise de décisions

  • @Sadek,bonjour à vous, une petite qualité que l’entrepreneur doit être en mesure de gérer, les variations de ses revenus, pour avoir parler avec plusieurs entrepreneurs, tous ont eu un jour ou l’autre à travailler plus fort pour arriver à payer les frais fixes de l’entrprise sans toutefois se prendre de salaire pendant une période de temps afin d’absorber un évenement imprévus tout en sachant que cela serait bénéfique pour relancer leur entreprise. Donc la qualité que l’entrepreneur doit avoir est d’être flexible avec les fluctuations de revenus.Quand je parle avec des amis salariés, ils ne sont absolument pas capable de vivre avec des fluctuations, ils ont de besoin d’avoir leur paie à chaque semaine sinon ils sont en état de stress ou de panique.

  • Merci pour ce beau résumé, 10 points fort pertinents, pour avoir eu mon entreprise il y a quelques années, c’est le reflet de ce que vivent les entrepreneurs.Je me prépare à un retour éventuel en entrepreneuriat.
    Serge Martineau, Chef de district et Formateur chez Canada Bread inc.

  • Le leadership et l’entrepreneuriat sont des qualités comportementales , d’attitudes et différentiation en société ,.Elles sont développées et relatives partiellement a la culture générale et le milieu dans lequel a évolué l’individu .Le courage , le désir de réussir , la nature du regard porté vers les grand riches et hommes d’affaires ( le positif : si lui a réussi moi je le pourrais aussi . le négatif : il est superman pour moi ) , sont dans la personnalité de la personne . Y’a t il des entraînements pour devenir courageux? Y’a t’il des formations pour devenir super intelligent ? comment créer une réactivité instinctive en soi ? Nous sommes bien modeler par le divin dans ses aspects là , car ils relèvent de la lignée de la source généalogique .Pour vous dire il existe un diction chez nous qui dit : faites et apprenez ce que vous voulez , chacun de vous n’est facilité que pour ce qu’il a été créé.

  • L’entreprise est en quelque sorte, la continuité de son fondateur, au moins dans sa phase de croissance. Ensuite l’entreprise addopte ses propres valeurs. L’intégrité est l’une de celles là.
    Le critère ultime est et demeurera… le SUCCÈS et non l’ÉCHEC.
    L’expérience client, le service à la clientèle, l’intégrité, une force de ventes bien gérées, une comptabilité de saine gestion, une production efficace accée sur la qualité, etc. etc. ne sont finalement que des outils nécessaires pour engendrer le succès

  • Bon point France,
    L’entrepreneur touche à tout, mais comme tu dis, doit simplement savoir à la fois bien s’entourer, bien écouter et aussi savoir motiver ceux qui les entourent. Parcontre, le vrai critère d’analyse est incontestablement le SUCCÈS ou l’ÉCHEC.

  • Il me semble assez rare de voir toutes ces belles caractéristiques réunies dans une seule personne. Aussi, je crois que les entrepreneurs à succès sont ceux qui ont su à la fois bien s’entourer (de gens avec des idées, compétences et des expériences différentes de la sienne) , bien écouter (les partenaires, les employés et surtout les clients) et aussi su motiver ceux qui les entourent. Je ne crois pas que le « one man show » soit un modèle d’avenir car l’environnement est devenu trop complexe pour qu’une personne soit à la fois idéateur, gestionnaire, promoteur, vendeur, marketeur, communicateur… de talent. Ces cas existent mais sont exceptionnels et pas la règle !

  • Merci Sadek, très bonne liste de qualité NÉCESSAIRES.
    Ce qui est de l’hérédité de l’entrepreneuriat, souvent appelée la fibre entrepreneuriale, je crois personnellement que le leadership est inné mais le l’entrepreneuriat s’apprend. Qu’en pensez-vous?

  • • La psychologie moderne n’est pas encore parvenue à identifier la personnalité type de l’entrepreneur tant les profils des uns et des autres sont très différents. Mais c’est vrai qu’il y a un dénominateur commun qui anime cette catégorie d’hommes exceptionnels qui réussissent . La passion , le désir de réussir et la soif d’aventure .

    J’ai eu dans ma carrière a identifier , exposer et commenter 10 qualités de créateurs d’entreprises que voici .
    – la ténacité et l’esprit d’entreprise
    – le sens des responsabilités
    – la résistance aux chocs et l’aptitude à se contrôler
    – la capacité et l’amour du travail
    – la santé
    – l’aptitude a créer l’enthousiasme chez les autres
    – l’aptitude à bien décider
    – l’art de se vendre ( vendre ses idées , convaincre , persuader les autres)
    – le bon sens et le jugement ( pour changer d’avis à temps , détecter les risques à temps)

    Je crois aussi que la qualité d’entrepreneur ne s’apprend pas, elle est innée .

  • Bravo Elise ! Le cas SeaFrance est un très bon exemple du manque de maturité sur le sujet de l’entrepreunariat en France.
    Consultant Pilotage Performance Economique et Budgétaire chez AXA FRANCE

  • Dans la compétence communication, il faut que l’entrepreneur sache raconter son projet, d’une manière qui soit de nature à inspirer ses interlocuteurs et les engager dans l’action.

  • @Normand — Chaque génération apporte son lot d’esprit créatif qui remet en question les idées reçues. De ce lot émerge un groupe d’entrepreneurs, hommes et femmes d’action. Mettre toutes les personnes d’un groupe d’âge dans une même boîte c’est faire fi du potentiel individuel.

    Je n’aime pas trop les étiquettes, telle gen X et gen Y, qui tout en offrant l’impression de simplifier compliquent la compréhension effective (le problème de la classification scientifique), et je crois fermement que la nature a horreur de la conformité en n’importe quel temps donné. Donc toute personne d’une génération ne sera pas comme toutes les autres personnes de son groupe.

  • @Anne, jamais se tuer, car nous travaillons pour vivre et non pas le contraire.

    Malgré le concensus, je souhaite conclure sur une pensée plutôt philosophique qui veut que le bonheur sublime soit atteint par l’union totale entre Hommes et Femmes. Parmi les auteurs de renommée dans ce domaine est Khalil Gibran l’auteur du « Prophète ».

    Concernant la différence entre les générations, ce serait une bonne idée de la considérer comme une source d’inspiration et de richesse, car nous n’avons pas la capacité de changer cette réalité, au moins à court et moyen terme. Tout au long de l’histoire humaine, l’écart entre les générations fût une trame d’échange, d’apprentissage, d’évolution, et de transmission. L’ordre du jour devrait être l’ouverture, la confiance, l’écoute, la reconnaissance et le dialogue.

  • Merci à tous pour vos commentaires.
    Dans ce blogue et d’autres groupes de discussions sur ce même article, nous avons beaucoup parlés de différences entrepreneuriale entre hommes et de femmes, et nous semblons être arrivés à un concensus. Voyez-vous une différence entre les génrations, exemple les baybomers, les X et les Y ?

  • @Claude: Vous avez raison car je conçois en effet une forme de différence entre hommes-femmes à plusieurs niveaux mais ces différences ne sont pour moi que des qualités distinctives à l’être humain. Ces distinctions proviennent d’une vision d’hommes ou de femmes, sans plus.
    Je préfère regarder dans les gens (homme ou femme) leur intégrité, leur relation humaine mais par-dessus tout, leur conscience, ce qui pour moi est un signe de force réelle qui distinguera un(e) bon(ne) entrepreneur(e).

  • Il semble pourtant qu’il y ait des différences neurologiques non négligeables (http://www.mastersofhealthcare.com/blog/2009/10-big-differences-between-mens-and-womens-brains/).

    Vous avez pourtant raison qu’il faut joindre nos forces et nos faiblesses afin de former un tout synergique, où la force totale des élément dépasse la somme des éléments individuels. Donc ma définition du couple 1 + 1 > 2. Plus de trente ans de mariage m’ont prouvé la validité de ce théorème.

  • Combien de fois les entrepreneurs ont-ils eu droit au traditionnel  » si vous n’y croyez pas vous même au point de tout perdre, pourquoi diable, voudriez-vous que nous, établissements bancaires, vous accompagnions et vous fassions confiance ?  »
    Pas d’entreprise sans prise de risque, nier cette évidence relève de l’inconscience autant que de la démagogie. Des hommes et des femmes qui, un jour, ont pris une décision courageuse et n’ont cessé ensuite de se remettre en cause pour suivre leur instinct.
    L’argent, rarement leur objectif, la richesse éventuelle n’étant que le résultat du travail de toute une vie. Ces aventuriers, dont la plupart n’ont droit à aucun chômage ni à aucune forme d’indemnités en cas d’échec ou de perte de leur entreprise. Enfin et surtout, ils n’attendent rien de personne et ne comptent que sur eux-mêmes pour réaliser leurs rêves.
    • Même les très jeunes osent l’entrepreneuriat ! Quand petit entrepreneur deviendra grand…
    http://jentreprends-et-jaime-ca.typepad.com/mon_weblog/2011/10/ouvrir-un-restaurant-original-.html

  • Bon point Elise. Il est très juste de souligner que l’entrepreneurship est en étroite corrélation avec le RISQUE. Les risques que court l’entrepreneur est une traversé sur un fil de fer, sans filet et c’est là que certaines personnalités y trouve l’énergie, un genre de stress positif. Lorsque le risque étouffe, cette personne devrait chercher un emploi stable dans une firme établie.
    Donc la capacité à la gestion du risque est une autre caractéristique….la 11ième?

  • Ce que révèle ce triste épisode (SeaFrance) : une profonde aversion au risque de la société française et un cruel manque d’audace individuelle et collective. Après avoir rejeté 2 offres de rachat émanant d’entreprises privées, les salariés de cette filiale de la SNCF se sont rêvés en entrepreneurs l’espace de quelques heures…à la seule condition de ne courir aucun danger !

    Sur un ton humoristique :  » versez-nous une prime de départ exceptionnellement élevée, cédez-nous plusieurs bateaux pour 1 euros symbolique, donnez-nous des actions gratuites et effacez nos dettes… »

    La méconnaissance des réalités, la naïveté émanant de ces revendications sont surréalistes et constituent une insulte au métier d’entrepreneur. Qui n’a pas rêvé de créer son entreprise sans y investir un sou ni se mettre en danger d’aucune façon ?

    Il convient parfois de réserver sa maison ou son appartement en guise de caution personnelle pour servir les établissements de crédit, condition sine qua none à l’obtention de concours financiers. Lesquels demeurent indispensables pour lancer ou développer son affaire.

  • Vous avez parfaitement raison, Normand car l’intégrité est une composante essentielle de la réputation; or la réputation fait partie des valeurs à long terme. Je constate qu’aujouird’hui certaines firmes -et non des moindres- commencent à se soucier sérieusement de leur réputation: certaines le font maladroitement, certes, mais d’autres le font efficacement en prenant soin de s’intéresser à l’expérience client de manière constructive et efficace grâce à un véritable dialogue. Guy.

  • Merci Pierrette. Bien en accord avec votre point de la sélection du personnel pour s’entourrer des bonnes personnes. Mon but avoué n’était pas de promouvoir l’entrepreneurship mais de faire une liste des traits de caractères nécessaires pour le succès afin d’éviter des échecs inutiles. Après tout, il n’est pas donné à tous d’être entrepreneur! Ne pas l’être ne veut pas nécessairement dire que ces gens sont des spectateurs passifs. L’important est de se connaitre et de vivre à la hauteur de ses talents.

  • @Normand — Vingt-sept heures par jour et huit jours par semaine prennent en considération les effets physiques et psychologiques causés par le fait de brûler la chandelle par les deux bouts.

    Et c’est souvent ce qu’un entrepreneur (il ou elle) fera pour rencontrer les dates de tombées ou de nouvelles conditions imposées par certaines situations.

    Par exemple, les propriétaires de petits commerces familiaux dans les centre d’achats il y a quelques années à peine. Au moment d’ouvrir leur commerce, ils ont prévu travailler six jours semaines et deux soirs semaines (jeudi et vendredi) pour un total de (3*11hrs + 2*14 + 1*10hrs = 61 hrs). Sans compter les heures d’administration en dehors des heures d’ouverture. Un jour, les centre d’achats annoncent l’ouverture de centres sept jours semaines et l’ajout des autres soirs à l’horaire d’ouverture, donc ouverture 80 heures/semaine. Sur les 19 heures additionnelles, 10 vont offrir un potentiel réel de générer du nouveau revenu, le dimanche, les autres ne sont qu’une dépense additionnelle en temps et argent. Pas moyen de fermer lors de ces heures additionnelles sinon ils reçoivent une amende de la part du centre d’achat, amende de plusieurs centaines de dollars pour chaque instance de fermeture.

    Je connais plusieurs qui ont fermé boutique et d’autres qui se tuent à la tâche car ils n’ont souvent pas de revenus suffisants pour embaucher un gestionnaire de confiance pour les remplacer.

  • Le feuilleton SeaFrance a remis en lumière une vérité : n’est pas entrepreneur qui veut ! Il faut savoir prendre des risques et mettre son patrimoine dans la balance. La réussite est à ce prix.

    Mise en situation :
    Imaginez vous un salarié de SeaFrance rentrer chez lui un soir en annonçant à sa famille qu’il projette de réinvestir ses indemnités supra-légales exceptionnelles de départ, (soit environ 60 000 euros) dans le capital d’une nouvelle société pour en devenir le corepreneur ? Impensable et trop risqué, aucun d’eux ne le fera.

  • Normand, ton article est intéressant. Tout est bien vrai. C’est le point 9 sur les grands communicateurs qui m’a le plus séduit, notamment lorsque vous dites : Les entrepreneurs  »disent ce qu’ils veulent, pourquoi ils le veulent, comment ils le veulent, et pour quand. Ce sont de réels défis aussi ! Pour cela, il y a lieu de savoir au préalable réfléchir, être innovateur, donner un sens à nos rêves les plus fous et simples aussi afin de réussir à mobiliser, et surtout, motiver le personnel vers le succès de l’entreprise. J’ajouterais que savoir diriger du personnel est un des aspects important de la réussite d’un entrepreneur, car l réputation de l’entreprise se bâtit aussi avec la contribution des autres, soit avec de bons employés en qui l’entrepreneur manifeste sa vision, sa confiance et reconnait en retour leurs savoirs. À mon avis, trouver du personnel engagé, motivé et fiable constituera un des grands défis des prochaines décennies, en particulier au Québec. Merci Normand de d’avoir partagé ce compte rendu, qui encourage à développer notre fibre d’entrepreneur qui dort chez beaucoup de personnes. Qui dort, car trop de gens sont plutôt préoccupés à critiquer, à trop parler et trop souvent négativement de ceux qui veulent réussir, par jalousie et, pendant ce temps ils sont dans leur émotions, et ils n’agissent pas. Je retiens aussi que les communications appréciées venant des bons et bonnes entrepreneurEs (les papas et mamans ours de ce monde) sont celles qui donnent un sens à nos actions et nos réalisations.

  • @Thierry et Guy, En effet les 9 et 10 sont rarement mentionnés, mais ils sont dans cette liste parceque je les jugent important au succès. Mais j’avais hésité pour le point, 8 car l’intégrité est souvent perçu comme incompatible avec le succès financier dans un contexte de capitalisme sauvage.
    La venue de la nouvelle génération, les Y pour ne pas les nommés, m’encourage à ce sujet. Ce n’est peut être pas les mêmes valeurs, mais elles sont souvent vouées à une vision à long terme, par exemple les valeurs écologiques et la consolidation famille travail. Qu’en pensez-vous?

  • @ Claude, Bon point la maman ourse, mais ving-sept heures par jour, huit jours par semaines lorsque nécessaire, ça me semble un peu fort. Je comprends votre point mais peut être dit comme: Être prêt à mettre les efforts nécessaires, quel qu’ils soient, pour assurer le succès.

  • Thierry a raison d’attirer notre attention sur ces deux points qui sont liés dans la mesure où une bonne communication ne consiste pas à faire un ou plusieurs grands shows faisant parfois appel à une mise en scène fracassante: cela peut avoir un impact sur le moment mais ce qui compte c’est la durée.
    Communiquer c’est inlassablement partager des valeurs sans lasser les gens ni les prendre pour des demeurés et sans donner de fausses leçons de morale. C’est un exercice difficile sauf lorsque l’on est vraiment sincère et que l’on a vraiment quelque chose à apporter. Un bon site Web peut y contribuer mais cela demande un effort considérable.

  • @Normand — Tout en vivant cette expérience, j’écrivais professionnellement sur ce sujet en 1987-88. L’esprit d’entreprenariat n’est pas différent d’être parent. Planifier, faire naître, nourrir, faire croître, contrôler, cajoler, engueuler, négocier, autonomiser, voir l’être voler de ses propres ailes…

    Ce qui s’applique à soi-même autant qu’au personnes qui vont partager l’aventure avec nous. Car les premiers employés sont généralement prêt à beaucoup de sacrifices pour oeuvrer à la réussite de la vision de l’entrepreneur. C’est lorsque le tout est réussi et que l’entreprise atteint sa vitesse de croisière, qu’elle se bureaucratise que l’entrepreneur y perd l’intérêt au profit des gestionnaires. C’est le temps de lancer une nouvelle entreprise… Claude, Association pour la création littéraire chez les jeunes

    Dans la liste il manque une qualité qui me semble essentielle à tout entrepreneur — l’esprit « maman ourse » ou être prêt à défendre sa progéniture envers et contre tous, ce qui inclut être prêt à tout faire, occuper toutes les fonctions (il n’y a pas de sot métier ni de limites imposées par les description de tâches qui tiennent), ving-sept heures par jour, huit jours par semaines lorsque nécessaire.

  • J’aime bien vos points 9 et 10 qui sont assez rarement abordés sous cet angle. Pour la communication, on nous rabâche toujours les cas des « bêtes de scène » ou de prétendus gourous, qui font la joie des sites de vidéo en ligne… Que communiquent-ils vraiment si ce n’est leur propre égo ? VP Innovation chez Airbus

  • @Normand Vous avez bien fait d’ajouter un commentaire avec le lien à mon sujet de discussion car votre article mérite d’être lu! Très pertinent. Charles-A Pelletier, Conseiller en entrepreneuriat, entrepreneur et formateur

  • 10 points très pertients. Le contrôle de ses propres peurs me semble l’élément clé pour passer à l’action. Entrepreneurs, quels sont vos expériences? Éric, Senior Project Architect | Project Manager chez Cardinal Hardy | IBI Group

  • Très intéressant, ton article, Normand! Chacun des points est très pertinent. On les lit en s’autoévaluant nous-mêmes. Merci! Anne Dumas • Stratège marketing chez Dumas Marketing

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